{INTERVIEW} Le monde de la compétition moto.


INTERVIEW - Le monde de la compétition moto.


Après notre billet traitant l'actualité sur les mesures imposées aux usagers de la route, nous allons aborder le vif du sujet, la compétition moto.






Tout d'abord, la compétition moto, c'est quoi ?


Ce sport mécanique rassemble de nombreux passionnés qui se retrouvent sous le drapeau commun de la FFM (Fédération Française de Motocyclisme). Cette structure compte 100 000 adhérents, répartis en 27 ligues nationales soit 1300 clubs motocyclistes en France. Parmi ces licenciés, on distingue sept catégories motocross, enduro, vitesse, trial, courses sur piste, rallyes routiers, 50cc, moto-ball.

   La France est un pays très investi dans le sport motocycliste avec une multitude de compétitions, toutes plus prestigieuses les une que les autres. 
En 2014, notre nation est désignée "Premier pays au monde pour la compétition moto" Parmi les événements internationaux se déroulant dans nos contrées, on peut parler du Bol d'Or, du Championnat Moto-GP, l'Enduropale, championnats SBK MX Supercross...

Toutes ces compétitions permettent de faire vivre la flamme du motard, de créer de nouvelles vocations, Romain Mansat en est l'exemple parfait, il nous a accordé une interview.

Romain Mansat - Pilote SBK
                           


CNAM : Bonjour Romain ! Tout d'abord nous te remercions de nous accorder cette interview ! Pour commencer, pourrions-nous savoir d'où te viens la passion de la moto ?
RM : Bonjour ! Et bien ma passion pour la moto provient principalement de mon père, qui est lui-même fan de moto. Il m'a donc transmis son "virus".

CNAM : À quel âge as-tu commencé à conduire une moto ?
RM : J'ai commencé la moto à l'âge de 16 ans avec une HONDA 125 CBR pour apprendre les bases du pilotage.

CNAM : Ah oui assez jeune ! Te rappelles-tu de tes premiers tours de roues sur piste ? 

RM : Je m'en souviens comme si c'était hier dis-toi ! Cette sensation de liberté et de danger m'a vraiment envahie dès les premiers tours de roues.

CNAM : Actuellement, es-tu pilote pro ou amateur ?

RM : Même si j'aimerais être un pilote professionnel je suis encore amateur.

CNAM : Dans quelles catégories as-tu évolué ?
RM : Comme je l'ai dis précédemment, j'ai débuté avec un 125 CBR en roulage libre avant d'avoir la chance de courir en 125cc Promosport (Coupe de France) au guidon de la fabuleuse 125 Aprilia RS.

J'ai fini la le championnat 9 ème sur 25 participant avec une victoire à la clé lors de la dernière manche du championnat.
Ensuite, j'ai enchainé une saison en 125cc Pré-GP qui a été vraiment en demie-teinte car j'ai eu beaucoup de difficultés à trouver de la puissance au moteur pour pouvoir battre aux avants-postes. J'ai terminé la saison 5ème sur 25 avec plusieurs podiums et une manche loupée à cause d'une chute entrainant de multiples fractures au poignet.

Après ces deux saisons en 125cc, j'ai décidé de passer en 600cc avec une Yamaha R6 adaptée au 600 Promosport.
Première saison très difficile, la moto étant bien plus puissante qu'un 125cc et aussi beaucoup plus lourde. J'ai couru quatre ans dans cette catégorie, avec une 5ème place sur 55 à la fin de la dernière année.

En 2017, j'ai pris l'initiative de passer en 1000cc pour découvrir cette catégorie tant convoitée. Les résultats de cette dernière saison sont plutôt prometteur.



CNAM : Quelles sont les plus grandes difficultés que tu es rencontrés ?
RM : Je ne dirais pas "les" mais plutôt "la" difficulté, qui est d'être en progression constante, afin de montrer aux autres concurrents que l'on est un adversaire redoutable.

CNAM : Qu'est-ce qui te pousse à continuer ce sport malgré les risques ?

RM : J'aime vraiment ce sport et rien ne me fera arrêter. Je suis totalement conscient des risques quand je monte sur ma moto, mais une fois dessus j'oublie vraiment tout et me sens vraiment bien.

CNAM : Plus beau souvenir que tu as eu sur les paddocks ?

RM : Mon plus beau souvenir est celui de ma première victoire en 125cc. Les gens qui ont appris à me connaître tout au long de la saison furent fier de moi et sont tous venus me féliciter, c'était vraiment un moment magique.

CNAM : Pratiques-tu d'autres sports mécaniques ?

RM : Par manque de moyens, je ne peux pas pratiquer d'autres sports mécaniques mais j'aimerais faire de l'enduro l'hiver quand la saison de vitesse est en stand-by.

CNAM : Pour l'entretien de ta machine, tu t'en occupes ?

RM : J'entretien ma moto avec l'aide de mon père. La préparation moteur est réalisée par un spécialiste afin d'avoir une machine parfaitement réglée, c'est tout un métier la compétition !

CNAM : Arrives-tu a conserver ton permis de conduire lorsque tu es sur route ?
RM : Oui, j'arrive à faire la part des choses entre la route et la piste. Cela fait maintenant 4 ans que j'ai le permis B, je n'ai pas encore perdu de points ! Petite précision, je ne conduis pas de moto sur route.

CNAM : Finissons avec une série de question réponse un peu plus technique. Quelle est ton actuelle moto ?
RM : En ce moment, j'ai une YAMAHA YZF-R1 millésime 2016.

CNAM : Bicylindre ou quatre cylindre ?
RM : Je n'aime pas du tout les bicylindres donc quatre cylindres !

CNAM : Japonnais ou Autrichien ?
RM : Moto japonaise sans hésitation.

CNAM : Injection ou caburateur ?
RM : 2 temps -> carburateur, 4 temps -> injection !

CNAM : Légèreté ou course aux chevaux ?
RM : La légèreté est plus avantageuse.


CNAM : Et pour terminer, que dirai-tu aux personnes qui pensent que tu es fou ?

RM : Je leur dirai qu'ils ne savent pas le plaisir que cette discipline procure et que de toute façon, on n'a qu'une vie !

Pour finir, Romain nous confié qu'il était impatient de courir la saison 2018, afin de peut-être décrocher un titre, qui sait ? Merci à ROMAIN MANSAT pour son temps et sa gentillesse.





Jérémy et Valentin
Mécanique 1ère année




Sources :
https://www.motoservices.com/actualite-competition/La-France-premier-pays-au-monde-pour-la-competition-moto.htm






Commentaires

  1. Il faudrait d'abord présenter Romain Mansat : quel est son statut, à quel titre peut-il parler de la moto avec plus d'autorité qu'un autre ? Bon point, échange retranscrit correctement, et de façon assez vivante. Les réponses sont assez succintes, c'est sans dû à l'interlocuteur mais dans ce cas c'est toujours bien de relancer (japonaise -> Pourquoi ?)

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